Les Soft Skills et les Hard Skills

Que pouvons nous retenir!

Il est facile pour un employeur de former un nouvel employé à une compétence technique, (comme par exemple utiliser un outil informatique interne), cependant, il est beaucoup plus difficile de former un employé pour une «soft skills» (comme la motivation).

Un recruteur s'attarde sur les deux types de compétences, car même si elles sont moins faciles à déceler, les «soft skills» sont tout aussi importantes que les «hard skills».

La différence entre les «hard skills» et les «softs skills»


Les «hard skills» représentent les compétences que vous avez acquises lors d'une formation académique, ou pendant un apprentissage technique.

Ce qui distingue les «hard skills» et les «soft skills» c'est la preuve que l'on a de détenir ces compétences. On les identifie souvent par les diplômes, certificats, titres, cours, etc.

Les exemples de «hard skills» comprennent: la mémoire, le langage, le raisonnement

  • diplômes, certificats et attestations
  • programmation informatique
  • maîtrise d'une langue étrangère
  • fonctionnement d'une appareil spécialisé
  • vitesse de frappe au clavier

Les compétences de type «hard skills» sont des compétences enseignables ou un ensemble d'aptitudes qui peuvent être testées et/ou quantifiées.

En règle générale, vous les développerez en classe, à travers des livres ou d'autres matériels de formation, ou même sur le tas comme on le voit parfois pour les langues.

À l'opposée, les «soft skills» sont plus informelles et diffuses. Elles sont acquises par un savoir-faire social démontré par un comportement spécifique. Ces compétences personnelles ne figurent pas sur vos diplômes mais elles apparaissent dans vos comportements.

Les exemples de «soft skills» comprennent les 4C via les aptitudes listées ci-dessous:

  • empathie
  • communication
  • autonomie
  • créativité
  • flexibilité
  • leadership
  • motivation
  • patience
  • persuasion
  • résolution de problèmes
  • travail en équipe

Les «soft skills» sont souvent décrites comme étant des qualités ou parfois même des aptitudes. On ne peut les mesurer, sauf que, les gestes que les gens posent, les comportements qu'ils adoptent, forment leurs «soft skills».​

Au cours d'un processus de recrutement, vous gagnerez beaucoup à mettre l'accent à la fois sur vos compétences «soft skills» que sur les «hard skills». S'il vous arrive de ne posséder aucune des compétences exigées pour un poste, vous pouvez mettre l'accent sur une compétence qui, selon vous, serait de grande valeur pour le poste.

Par exemple, si le travail implique de collaborer sur un certain nombre de projets de groupe, assurez-vous de souligner votre expérience et vos compétences en tant que coordinateur d'équipe et votre capacité à bien communiquer avec les membres de l'équipe.

Les soft skills cruciales dans l'entreprise de demain


Ces compétences « humaines » sont clés : du sens de l'écoute à l'esprit d'organisation, en passant par l'efficacité, elles permettent d'adapter son travail au gré des évolutions du marché, et donc de rester toujours au plus près de ses enjeux réels et du succès.

L'adaptabilité, ou apprendre à apprendre, pour multiplier les possibilités

Reconnaît la flexibilité et l'adaptabilité d'un ou une collègue : son ouverture aux changements, sa capacité à s'intégrer à de nouveaux environnements, savoir adapter et faire évoluer son ­travail, à accepter de remettre en question ses connaissances et ses croyances, à être prêt à apprendre, à savoir observer et écouter.

Apprendre à apprendre, c'est essentiel face à la rapidité d'évolution du travail. Les compétences dures, ou hard skills, ont une durée de vie de plus en plus faible !

(Se) faire confiance, notamment pour collaborer

La confiance en entreprise se décline sous plusieurs angles clés : la capacité à développer son assurance et prendre des risques d'une part, la capacité à donner leur chance et à faire confiance à ses collègues d'autre part. Pour un manager, on parlera d'implication de ses équipes ! Forbes Management cite d'ailleurs Jérome Hoarau en ce sens : « c'est à la fois la confiance en soi, pour faire face, mais aussi la confiance aux autres et en l'avenir. »

Avoir une pensée critique en entreprise

Cette soft skill est fondamentale dans le travail pour deux raisons. Premièrement, notre environnement est changeant, inconstant et il appelle à des mesures réactives, facilement mises en œuvre et aux résultats immédiats, notamment pour répondre à une exigence de performance. Cependant, les solutions les plus évidentes ne sont pas forcément les plus efficaces ! Débattre, argumenter, challenger le statut quo, réfléchir à grande échelle et avec une vision à plus long terme permettent de découvrir des solutions solides et gratifiantes sur la durée. Deuxièmement, c'est une soft skill clé puisqu'elle permet de distinguer et hiérarchiser les informations fiables dans l'énorme flux qui gravite autour de nous.

L'intelligence émotionnelle pour travailler avec les autres

Avoir une forte intelligence émotionnelle, c'est interagir avec justesse avec les autres et dans des contextes variés !

L'un des aspects de l'IE est la maîtrise de ses émotions. C'est crucial lorsque l'on communique, pour adresser son message avec efficacité, sans se laisser gouverner par ses sentiments. Cette soft skill est intrinsèquement liée à la capacité de communication, un atout primordial dans les sphères du travail : la bonne transmission d'informations est capitale pour répartir la connaissance, agir en tant qu'entreprise globale, avec réactivité et suivre le rythme des réseaux et des médias. L'intelligence émotionnelle se développe avec le temps selon le chercheur Reuven Bar-On, souligné par Intemotionnelle, et il est même possible de l'améliorer à travers la formation.

La créativité pour créer la différence

La créativité, c'est la capacité à innover, à penser différemment, mais c'est également savoir faire preuve d'initiative. Être créatif, c'est donc être proactif, générer de nouveaux élans, de nouvelles perspectives, des idées originales, et prendre du temps pour réfléchir à de nouvelles manières de faire.

Les robots et intelligences artificielles se multiplient dans la société (et les sociétés) sur la base d'un constat simple : ils sont bien meilleurs que nous pour l'exécution de tâches physiques, de calcul, ou bien qui suivent une procédure bien définie.